Mahatta Price, 14 ans, aime passer du temps dans la forêt. Au printemps, elle aime voir les trilles fleurir et les baies apparaître, et voir renaître les fougères et les autres plantes forestières. Elle lorsque la sève coule dans les cèdres rouges et les cèdres jaunes, elle récolte l’écorce dont elle aura besoin pour ses travaux. À l’automne, elle aime aller à la chasse, à la pêche et chercher des champignons sauvages.

« J’aime être en pleine nature, les différents paysages, et m’éloigner du bruit. Il n’y a rien de tel que d’être dehors; c’est tellement beau de pouvoir sentir les saisons dans l’air », dit-elle.

Cette année, cette talentueuse membre de la Première Nation K’ómoks a créé tous les cadeaux destinés aux conférenciers du Congrès annuel virtuel SFI 2021 à partir d’écorce de cèdre récoltée de manière durable.

Mahatta est la fille de Ken Price, le directeur des partenariats de la société Mosaic Forest Management, une organisation certifiée SFI. Les entreprises certifiées selon la norme d’aménagement forestier SFI s’engagent à adopter des pratiques forestières responsables, à respecter les droits des Autochtones et à protéger la qualité de l’eau, la biodiversité, les habitats fauniques et les espèces en péril. Ken a également participé en tant que mentor au programme de mentorat vert d’Apprendre par les arbres Canada (APLA Canada).

Cette année, Mahatta a créé des cadeaux uniques en écorce de cèdre tissée à la main pour les conférenciers du Congrès annuel virtuel SFI 2021. Elle tisse ses créations à partir d’écorce de cèdre récoltée de manière durable dans une forêt certifiée SFI de la vallée de Comox, territoire traditionnel non cédé de la Première nation K’ómoks, sur l’île de Vancouver, en Colombie-Britannique (Canada). Mahatta fabrique des chapeaux, des paniers, des cœurs, des roses, des pochettes et des coiffes, et elle veut apprendre encore plus de techniquesiques.

Les chapeaux sont l’une de ses créations préférées, et bien que le processus de préparation du cèdre et de tissage d’un chapeau puisse prendre plus de 30 heures et exige de la précision lors de la coupe des bandes de cèdre, rien n’est gaspillé. Malgré son jeune âge, Mahatta compte déjà plusieurs années d’expérience qui lui ont permis de savoir exactement combien de pièces peuvent être fabriquées à partir d’un paquet d’écorce de cèdre. Les bandes d’écorce inutilisées ou trop courtes font partie des articles plus petits que Mahatta crée, comme les paniers et les roses tressées.

Créer des cadeaux à partir de forêts certifiées SFI

Tout d’abord, Mahatta cherche un arbre au grain droit et assez large pour être étreint. Elle récolte l’écorce de cèdre et remercie l’arbre d’avoir offert ce cadeau à son peuple pendant des milliers d’années. Ensuite, elle et sa famille séparent la couche d’écorce extérieure de la couche intérieure, la mettent en botte et la font sécher dans un endroit sombre et frais pendant au moins deux ans.

Lorsque l’écorce est prête à être tissée, Mahatta fait tremper le cèdre dans de l’eau chaude pendant quelques heures, ce qui lui permet de le fendre en largeurs régulières. Ensuite, elle amincit chaque morceau jusqu’à ce qu’il ait une épaisseur assez uniforme et exploitable. Enfin, elle coupe chaque morceau à la bonne longueur pour le projet. Parfois, Mahatta teint une partie du cèdre pour varier ses motifs.

Après tout ce travail de préparation, elle peut alors commencer à tisser l’écorce pour en faire des créations uniques. Et bien que la pandémie de COVID-19 ait limité les rencontres en personne, Mahatta trouve toujours des moyens de poursuivre sa croissance artistique et de se connecter avec d’autres personnes autour du tissage.

« Je suis en contact avec des tantes, des oncles et des cousins, et nous échangeons encore des idées sur les différentes façons de finir un panier ou un chapeau. Parfois, on pose des questions, et peut-être qu’avec de l’aide, on n’aura pas besoin de démonter une pièce et de la recommencer. On s’inspire vraiment beaucoup les uns des autres » indique-t-elle.

Cet été, Mahatta a fait du camping, de la pêche et du vélo de montagne, se sentant inspirée et un peu plus aventureuse après avoir établi des liens avec les gens de SFI et d’autres personnes qui partagent son amour de la forêt. Son nouveau vélo lui donne l’occasion d’explorer davantage par elle-même, de passer du temps dans les boisés certifiés SFI près de chez elle tout en découvrant les sentiers incomparables de l’île de Vancouver.

« J’ai vraiment apprécié l’occasion de faire de mes mains les cadeaux pour le congrès annuel de SFI. J’espère que vous apprécierez tous les cadeaux que j’ai créés grâce des connaissances traditionnelles que j’ai acquises. »
Mahatta Price
La Première Nation K’ómoks

La Première nation K’ómoks est un proche partenaire de SFI. Elle est certifiée selon le module d’aménagement forestier à petite échelle de la SFI pour les peuples, les familles et les communautés autochtones, ce qui signifie qu’elle s’est engagée à adopter des pratiques forestières responsables, à protéger la qualité de l’eau, la biodiversité, les habitats fauniques et les espèces en péril. La Première Nation K’ómoks a également participé activement au programme de contrepartie salariale pour les emplois verts  d’APLA Canada pour embaucher un jeune de la région, elle a pris avantage du Fonds de formation en compétences vertes d’APLA Canada (un fonds destiné aux communautés autochtones pour la conception et la mise en œuvre de possibilités de formation axées sur la forêt) pour offrir des activités de formation en premiers soins et en maniement sécuritaire de l’équipement forestier, en plus de contribuer du contenu au Guide des emplois verts au Canada – Voix de professionnels Autochtones, un publication d’APLA Canada. APLA Canada est une initiative de SFI.

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